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Si le premier épisode mythique s'apprête à faire son retour sur le Xbox Live Arcade, c'est vers SoulCalibur IV que la majorité des regards se tournent en ce moment. Bien que seulement distribué par Ubisoft en Europe, le jeu de baston 3D de Namco Bandai avait son petit coin attitré aux Ubidays, avec une démo jouable sur PS3 et Xbox 360. Une bonne occasion pour découvrir, manette en main, les changements dans le gameplay et certains des nouveaux personnages sur une version quasi-finale. Fight !
Malgré un roster qui s'étoffe presque chaque semaine, la démo qui tournait sur le stand de Namco Bandai
était assez radine avec seulement quatre combattants, dont deux vieux
de la vieille, Mitsurugi et Siegfried. Toujours aussi efficaces quand
il s'agit s'envoyer valser un adversaire, les deux gars se jouent
grosso modo de la même façon que dans SoulCalibur III, mais ils ont sorti leurs plus beaux costumes pour leur première sur consoles next-gen, en particulier Sieg et son armure scintillante qui rivalise sans problème avec celles de Saint Seiya.
D'une manière générale, le jeu est d'ailleurs un petit bonheur visuel
sur PS3 comme sur Xbox 360, avec des graphismes et une animation qui
ont encore - et heureusement ! - gagné en finesse depuis le troisième
opus. Au rayon des petits nouveaux, on trouve la charmante Hilde et sa
hallebarde à drapeau, dont l'allonge ne vaut pas celle du bâton de
Kilik, mais qui suffit pour tenir un opposant à mi-distance. Plutôt
agile en plus d'être jolie, la jeune fille dispose d'une palette de
coups relativement puissants, bien que pas évidents à enchaîner
correctement lors des premières parties. Il est peu probable qu'elle
devienne un des personnages les plus joués de SoulCalibur IV, mais son design
et ses mouvements ne sont pas négligeables. Le second personnage inédit
dépendait de la console sur laquelle on s'essayait au jeu, puisqu'il
s'agit des deux invités de la saga Star Wars,
Maître Yoda (sur Xbox 360) et Darth Vader (sur PS3). Avec son style
sautillant, le nabot vert est indéniablement le plus déroutant des
deux. Très rapide et porté sur le corps à corps en raison de sa taille,
le mini-Jedi a le bon goût de ne pas souffrir du syndrome Gon de Tekken 3,
à savoir un personnage esquivant naturellement tous les coups hauts et
moyens. Au contraire, il a plutôt tendance à être très exposé aux
contres à cause de ses roulades et ses bonds de cabri réguliers, mais
sa rapidité peut aussi aider à décontenancer le joueur en face. A
l'inverse, les pieds du chevalier noir au sabre rouge ne quittent
jamais le sol et sa carrure le fait entrer d'office dans la catégorie
des poids lourds. Tout comme Yoda, il peut se servir de la Force en
combat, mais pas tout à fait de la même façon que dans les films. Si on
peut soulever les adversaires à distance sous certaines conditions, on
se retrouve aussi avec des poings chargés entourés d'une aura rouge ou
d'une sorte de vague d'énergie explosive qui sont très efficaces mais
collent un peu moins au personnage.
Un vrai jeu de casse-casse
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C'est surtout lors des nouvelles fatalities
que l'usage de la Force atteint son paroxysme, avec un sabre laser
volant tailladant l'adversaire immobilisé dans les airs, le tout par la
seule puissance de la volonté et sans appuyer sur aucun bouton. Pour
avoir l'occasion d'admirer ces critical finish, réalisables
avec n'importe quel combattant et ne chipotant pas sur la mise en scène
et les effets spéciaux, un bon sens du timing sera indispensable une
fois qu'on aura réussi à briser la garde de son opposant, ou plutôt une
des gardes pour être plus précis. La grosse nouveauté de SoulCalibur IV,
c'est en effet l'apparition de trois petites icônes sous la barre de
vie, symbolisant l'état des protections hautes, moyennes et basses. En
rouant de coups un personnage abusant de la garde - typiquement ceux
qui ne maîtrisent pas le guard impact - on détériore
progressivement ses pièces d'armure, jusqu'au moment où elles finissent
par exploser en morceaux. Pour savoir quand la défense va craquer, il
suffit de jeter un oeil à la Soul Gauge, une sorte d'orbe qui
passe du vert au rouge clignotant, puis au noir si on inflige un
dernier coup assez puissant pour éclater une pièce d'équipement, qui ne
se réparera pas entre les rounds. Si on appuie sur les quatre boutons de façade simultanément et une demi-seconde après le guard break, les enfers se déchaînent et c'est la victoire immédiate quoi qu'il arrive. Assez délicat à placer, l'instant kill
apporte une petite dimension tactique supplémentaire aux affrontements
et encourage surtout un jeu très offensif, à moins qu'on ne règle la Soul Gauge de manière à rendre le guard break plus long à venir. On attendra bien sûr de découvrir le jeu dans son intégralité pour donner un avis définitif sur ce SoulCalibur IV, mais la démo - qui pourrait sans souci être mise à disposition telle quelle sur le PlayStation Network et le Xbox Live - laisse augurer de bonnes choses pour le 31 juillet, jour de sa sortie en Europe.
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