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Voila le compte-rendu photographique du plus grand festival européen consacré
aux loisirs japonais: la Japan Expo. Pour cette neuvième édition, la
SEFA a mis les bouchées doubles pour nous offrir un festival de
qualité: Invités prestigieux, conférences, expositions... Nous n'étions
pas trop de cinq pour couvrir l'évènement! Ce dossier est organisé
de manière à vous présenter les thématiques que nous avons jugées comme
les plus marquantes: Cosplay, Catch, stands éditeurs, conférences...
N'hésitez pas à cliquer sur les images pour les agrandir. Nous vous
souhaitons une excellente lecture!
L'arrivée
Nous sommes arrivés jeudi vers 10h00 du matin, dans un RER plutôt
vide... Pourtant, dès notre venue en gare, le ton est donné: de
nombreuses affiches publicitaires émanant des éditions Ki-oon trônent
un peu partout dans les halls de la station. La première concernait le
premier volume de Jackals, leur nouvelle acquisition disponible à la
vente en avant-première. L'autre dressait le portrait de Köinzell, le
célèbre guerrier du manga Übel Blatt.
Une
fois mes collègues et moi-même sortis, stupeur! Une file d'attente
terrifiante pour un jour de semaine se massait à l'entrée des portes du
parc des expositions. Fort heureusement pour moi, une multitude de
«gilets rouges» organisaient d'une main de fer tout cet afflux
ininterrompu. Certains étaient armés d'un mégaphone, d'autres de
rollers... Tout était fait pour fluidifier au maximum! C'est ainsi que
j'ai pu passer sans encombres les premiers postes de tri avancés et me
rendre doucement vers le hall d'accueil des détenteurs des badges
presse, non sans prendre une photo de l'énorme file d'attente. Le temps
était très menaçant, mais la pluie ne fut pas au rendez-vous pour ce
premier jour.
Une
fois dans le hall d'accueil, nouvelle surprise: la queue pour obtenir
mon précieux sésame s'étalait sur presque 75 mètres de long. J'ai
d'abord pensé que la file regroupait également les personnes ayant
acheté un pass privilège, mais non! Il m'aura quand même fallu plus
d'une heure pour obtenir mon badge... Je n'ai malheureusement pas pensé
à sortir mon appareil photo pour immortaliser cette longue attente.
Les stands éditeurs
Une fois entré dans le hall, je me rends compte de l'immensité du
festival. Ayant un sens de l'orientation particulièrement mauvais,
décision fut prise de trouver le point information, afin de dénicher un
plan. Cette première aventure dura une demi-heure... Du coup je n'ai
pas vraiment eu le temps de profiter du calme relatif qui régnait
encore dans les allées du festival, qui n'étaient peuplées que par les
exposants, les organisateurs ou les détenteurs d'un badge presse ou
d'un billet privilège. Direction le stand SEEBD où je dois rencontrer
René Park (directeur de collection), afin d'interviewer Dong-Hoon Kim.
Une fois l'interview terminée, il m'est enfin possible de prendre
quelques photos. Je vous propose de commencer par les stands des
éditeurs.
Très différents les uns des autres, force est de constater
que la plupart étaient très attractifs, voire «tape à l'œil». D'autres
n'ont fait que le strict nécessaire...
Le stand Kana: «Naruto powaaaaaa!!!!»
Comme
l'année dernière, Kana a tout fait pour mettre en avant sa série phare.
Il était donc possible de voir un gigantesque ballon du petit ninja
orange, qui trônait fièrement au dessus du stand. L'objectif était
rempli pour l'éditeur: son stand était visible de très très loin et fut
le lieu de rassemblement de nombreux groupes.
La furie Ankama
De
dimensions impressionnantes, le stand Ankama était un véritable
festival à lui tout seul! Projections, dédicaces, jeux en réseau,
affiches gigantesques, cet éditeur a su tirer son épingle du jeu.
Tellement de personnes y allaient qu'il fallait faire une queue
d'environ une demi-heure pour acheter la moindre chose... même pour les
détenteurs d'un badge presse! Et oui je n'ai pas eu la chance de
certains... En effet après avoir interviewé la sympathique Raf, j'ai
souhaité acheter le premier volume de sa série Debaser, dans l'optique
de me faire faire une dédicace et d'obtenir une jolie photo...
J'accoste alors un vendeur à l'allure sympathique, en espérant qu'il me
vende le livre sans que je sois obliger de me mêler à la file
d'attente... Que nenni! Je me suis fait refouler comme un malpropre (je
ne lui en veux pas bien-sûr!). Tant pis, je passerai par mon libraire
habituel pour acheter ce titre prometteur...
Le stand Glénat
Le
stand Glénat avait également fait très fort, notamment en proposant au
public de nombreuses affiches de ses séries phares. A mon humble avis,
ce stand avait le plus bel habillage de la Japan expo. A l'intérieur,
c'était bien souvent la cohue, tant et si bien que je n'y suis rentré
que très brièvement.
Les outsiders: Ki-oon, Tonkam et Asuka
Sans
rivaliser avec le gigantisme des stands Glénat et Kana, les trois
éditeurs nommés ci-dessus pouvaient être très fiers de leurs stands.
Celui
de Ki-oon était idéalement placé à l'entrée du hall principal. Avec ses
quatre faces exploitables et couvertes de mangas, l'affluence fut au
rendez-vous. Le stand était joli à l'œil, avec une sorte de gros cube
suspendu au dessus et qui faisait la promotion de certains de leurs
titres. Sans compter la présence journalière de Tetsuya Tsutsui et de
Cho Jung-Man...
Le stand Tonkam jouait quant à lui la carte
nostalgie en proposant une mini-exposition revenant sur les moments
forts de la maison d'édition depuis sa création.
Le stand Asuka
était bien souvent pris d'assaut par les hordes de fans désireux
d'obtenir une dédicace de Setona Mizushiro et Chihiro Tamaki. Ils
étaient également associés à Kaze pour promouvoir leur dernière grosse
acquisition: Hokuto no Ken. Les passants pouvaient donc à loisir se
faire prendre en photo à côté de l'héritier du Hokuto!
Les autres stands
Voici
des visuels d'à peu près tous les autres stands d'éditeurs à la Japan
expo. Commençons d'abord par les éditeurs papier: Doki Doki, SEEBD,
Akata, Taïfu comics, Kurokawa, Kami, Xiao pan, Pika et enfin Soleil.
J'en profite aussi pour faire un coup de projecteur sur les éditions
Muffins, une petite structure proposant des œuvres de Boy's Love. En
plus des titres de leur propre catalogue, on pouvait y trouver à la
vente la revue Manga 10000 images, dont le premier numéro est justement
consacré au yaoi.

Rassurez-vous,
je n'ai pas oublié de photographier quelques stands d'éditeurs DVD.
Voici une série de trois photos représentant les stands Kaze, Beez et
Dybex. Chose un peu bizarre, les stands DVD étaient souvent dispatchés
un peu partout dans la Japan expo. Par exemple, Beez était rattaché au
stand Bandaï et se trouvait dans la partie Kultigame... Ce n'était pas
vraiment pratique de parcourir de long en large les halls pour faire
son shopping de DVD...
Conférences
De nombreuses conférences avec les artistes invités à cette Japan Expo ont été organisées, publiques ou privées.
Nous
avons pu assister à la conférence de monsieur Kazuo Koike, donnée dans
la salle 1 en public. Créateur d'une école de mangakas, il a
aujourd'hui 72 ans et a formé plus de 300 artistes. Fort de son
expérience, l'homme commença par nous enseigner quelques ficelles pour
rendre une histoire intéressante. Selon lui, une bonne histoire doit
tourner autour d'un duo qui dissimule en fait un trio. Il prit alors
l'exemple de Death Note où Light et L constituent le duo central, le
shinigami étant la troisième entité qui vient perturber le tout. Le
personnage principal doit également avoir une faiblesse qui puisse
faire tourner l'histoire: c'est Daigoro dans Lone Wolf and Cub, par
exemple.
Il nous parla ensuite de l'avenir du manga en nous
présentant une œuvre qu'il a spécialement réalisé pour être lue sur
téléphone portable. C'est pour lui un moyen de lutter contre la
déforestation et la raréfaction du pétrole.
Se présentant comme l'un
des derniers mangakas de la première génération et sentant s'abattre
sur lui le poids des ans, le maître ne manqua pas de nous répéter qu'il
s'agissait peut être de son dernier voyage en France.
Petite
anecdote : il nous révéla que lorsque des copies pirates de ses œuvres
lui tombait sous la main en dédicaces, il ne les signait que de petites
croix.
Difficile
d'approcher Takeshi Obata, le dessinateur de Death Note et Hikaru no
Go, que l'on fasse partie de la presse ou pas. Outre l'interdiction de
le photographier, de nombreuses questions étaient prohibées lors de la
conférence privée. Nous avons donc préféré attendre la conférence
publique qui avait lieu en salle 1. Là, c'était bien évidemment Kana
qui posait les questions. Nous n'apprendront que peu de choses des
quelques questions qui lui furent posées. Il prit sa décision de
devenir mangaka très jeune, en deuxième année de collège. Il est
admiratif des travaux de Tezuka et de Fujiko Fujio, mais aussi d'Enki
Bilal en ce qui concerne le franco-belge. Il apprécie beaucoup l'animé
de Grendizer (Goldorak), le titre de Go Nagaï, qu'il dit avoir beaucoup
dessiné enfant. Très vite, le maître laissa le soin à son éditeur de
répondre pendant qu'il exécutait sur paperboard deux dessins, portant
chacun sur une de ses séries phares. De son éditeur, nous apprendrons
qu'Obata appris à jouer au go en même temps que la publication du manga
Hikaru no Go, qu'il découvrait le scénario de chaque chapitre de Death
Note juste avant de les dessiner et qu'il est très ami avec Masanori
Morita avec qui il vient de collaborer sur une courte nouvelle pour le
lancement du Square Jump. Ce fut sans aucun doute la conférence la plus
suivie du festival. Elle se termina par une standing ovation.
J'ai
pu également rencontrer Kohta Hirano, l'auteur de Hellsing. Très humble
quand on lui parle de son travail (il se qualifie de débutant), il ne
cache pas son admiration pour son ami Yasuhiro Nightow et sa série
Trigun Maximum dont il dit s'inspirer, mais aussi pour Joe Madureira,
auteur de comics qui travailla notamment pour Marvel sur la série
X-Men. Il se dit également influencé par Gundam « comme tous les
auteurs de sa génération ». Il nous parla de sa passion pour l'oeuvre
de Bram Stocker, nous raconta que les bonus du manga Hellsing sont pour
lui un moyen de se détendre mais aussi de rompre avec la violence de
son oeuvre. Quand on lui demanda pourquoi les titres des chapitres font
références à des jeux vidéo, il nous répondit qu'il s'agissait au
départ d'un plaisanterie dont il ne peut plus se défaire aujourd'hui.
Il compte bientôt utiliser le numérique pour ses mangas.

Restent
les conférences de Yoshiyuki Sadamoto, le célèbre designer de la
Gainax, qui venait pour la première fois en France. Nous apprendront
peu de choses lors de la conférence privée. En effet, son traducteur
attitré n'étant pas là, la dame qui le remplaça -et dont ce n'est pas
le métier- ne nous permis pas de travailler dans des conditions
satisfaisantes. Il nous confia sa préférence pour ses premiers travaux,
comme les ailes d'Honneamise, car la pression était moins forte à cette
époque. Puis sa fierté concernant la création de Rei Ayanami, le
personnage qui l'a rendu célèbre. On retiendra surtout son amour pour
la France, qu'il considère comme le pays de l'Art, et surtout son
admiration pour les voitures de la marque Citroën à laquelle il est
fidèle depuis 20 ans.

Pas de Go Nagaï cependant, qui annula toutes ses conférences au dernier moment.
Au
bon endroit au bon moment nous avons pu profiter d'une courte entrevue
avec le groupe Scandal, la révélation musicale du festival.
Scandal
est un groupe de J-Rock composé de quatre jeune filles ayant entre 16
et 18 ans. Elles se sont rencontrées à l'école de musique et de danse
dont elles font partie. Elles ont appris à jouer de leurs instruments
en seulement deux ans et passent leurs week-ends à répéter. Difficile
de mêler vie scolaire et vie professionnelle mais il ne faut négliger
aucun des deux côtés selon elles. Car attention au retour de flammes,
elles peuvent en témoigner! Quand on leur parle de groupe de rock
international, c'est SUM 41 qu'elles ont apprécié toutes les quatre.
Inquiètes
à l'idée de venir en France pour la première fois, elles ont finalement
trouvé le public très chaleureux et ne cache pas leur envie de revenir.
De quoi rassurer les fans de J-Music qui ont apprécié leur prestation.
Toute une génération de fans de la première heure pour Dorothée
C'est sur le stand des éditions Kana, qu'une bonne partie de ce que
l'on appelle la génération Club Do, a pu venir rencontrer en personne
cette grande dame de la télévision française qui a animée pendant tant
d'années nos mercredi après-midis. Force est de constater que ses fans
sont toujours aussi nombreux et il était bien difficile d'approcher
tant la foule était dense. Face à cet engouement Dorothée a tenu à
rester un maximum sur place, malgré un emploi du temps chargé pour
contenter toutes les personnes présentes.
Le Cosplay
Le Cosplay (ou Costume play) est un évènement majeur et
incontournable pour toute convention qui se respecte. Cette neuvième
édition de la Japan Expo n'a pas dérogé à la règle en proposant, tout
au long des quatre jours, des défilés tels que le Cosplay individuel ou
encore le Cosplay groupe. Ces derniers avaient bien souvent lieu dans
l'amphithéâtre. Malheureusement, je n'ai pu me rendre à aucun de ses
rendez-vous toujours très attendus par les visiteurs. Le manque de
temps, mais aussi la peur de la foule, le fait d'être plongé dans une
immense salle obscure... C'était trop pour moi! Je vous propose
néanmoins plusieurs séries de photographies prises lors de mes
nombreuses pérégrinations. Je peux vous dire que le combo reflex
numérique + badge presse est très efficace: les cosplayers jouaient
toujours le jeu, allant même jusqu'à écouter certaines de mes
directives pour élaborer des positions ou des chorégraphies
sympathiques!
Cette première série de clichés vous plonge dans
l'univers de deux séries cultes: Ranma 1/2 de Rumiko Takashi et Dragon
Ball d'Akira Toriyama. Pêle-mêle, vous pouvez voir les personnages
suivants: Ranma fille, Ranma garçon, Akane, Shampoo, Ryoga, Trunks et
Vegeta! Pour l'anecdote, j'ai beaucoup usé les jambes du pauvre Ranma
garçon, qui n'en pouvait plus de tenir des positions épuisantes. Quant
à Trunks, il était à fond dans son rôle et semblait très content d'être
photographié!
Continuons
le défilé avec un cosplay de groupe dérivé du jeu-vidéo Final Fantasy
(Yuffie, Vincent, Aerith, Cloud) et du manga Bleach. Nous nous
intéresserons ensuite au cinéma avec un Jack Sparrow plus vrai que
nature et un professeur Dumbledore un peu efféminé...

Pour
conclure cette partie, je vous propose une petite sélection des
cosplays que j'ai le plus appréciés. La première photographie
représente l'Alien, l'extraterrestre du film de Ridley Scott. La
ressemblance était si frappante que certains enfants ont pleuré à son
passage! Le deuxième cliché représente Hard Gay, un célèbre comique
japonais. Par contre le cosplayer n'avait pas la musculature de
l'original!
Les expositions
L'exposition "Manga: l'art des personnages" et Shueisha était deux
lieux incontournables pour tous les amateurs de manga. Malheureusement,
il était impossible de prendre des photos dans l'enceinte du stand
Shueisha, qui fêtait les 40ans de son magazine phare, le "Shonen Jump".
On pouvait y voir des planches originales des séries les plus connues
du magazine, comme Dragon Ball, One piece ou encore Naruto. Il était
également possible de feuilleter des Shonen Jump, pour découvrir les
tous derniers titres de l'éditeur japonais.
Il était par contre tout
à fait possible, voire recommandé tellement les illustrations étaient
sublimes, de prendre des photos de l'expo sur "l'art des personnages".
On pouvait y découvrir des héros de mangas très connus. La plupart des
dessins étaient issus de la plume d'auteurs renommés, aux styles très
différents. La valeur esthétique d'une telle exposition est
indéniable... C'est pourquoi je propose, pour ceux qui n'ont pas le
temps ou la chance de s'y rendre, une petite série de clichés. Je vous
prie de m'excuser pour les reflets disgracieux. Les planches étant sous
verre, ils sont malheureusement inévitables. Comme vous allez pouvoir
le constater, j'ai un peu "forcé la dose" sur Baki, une série de
Keisuke Itagaki que j'apprécie énormément. Parviendrez-vous à découvrir
de quels auteurs sont issues les autres planches?
Kultiverse
En parallèle à la Japan expo se tenait Kultiverse, "le salon des
univers cultes". Ce salon était subdivisé en deux parties, Kultima et
Kultigame. Kultima se présentait comme le festival des "cultures de
l'imaginaire", tandis que Kultigame vous permettait de découvrir "les
cultures ludiques", à savoir les jeux vidéos ou encore différents jeux
de stratégie, se jouant avec des cartes ou sur un plateau.
C'est
samedi, alors que la masse humaine atteignait son paroxysme, que je me
suis permis de faire un petit tour dans cette partie du festival.
Kultima
Grâce
aux stand Ankama (voir photos précédentes), une grosse foule arpentait
l'espace dédié à Kultima. Mais le succès de ce festival "dans le
festival" ne reposait pas uniquement sur cet éditeur. En effet, de
nombreux décors, maquettes et ateliers égayaient le parcours des
visiteurs.
Pour ma part, j'ai pu prendre des clichés des splendides
reproductions des vaisseaux Star wars, flâner devant les maquettes de
mechas, observer des scènes miniatures reprenant l'univers de Saint
Seiya et les dédicaces du stand des humanoïdes associés, prendre en
photo des cosplayers ... Il y avait réellement beaucoup de choses à
faire, et c'est d'ailleurs bien dommage que je n'ai pas pris le temps
de m'attarder un peu plus sur cette partie du festival. Voici une série
de clichés qui vous permettra de visualiser mon parcours.
Kultigame
N'étant
pas fan de jeux vidéos, j'avoue ne pas m'être baladé bien longtemps
dans cette partie du festival, qui était constamment en pleine
effervescence. De nombreux visiteurs s'arrêtaient quelques minutes dans
les espaces arcade, pour s'essayer au dernier jeu à la mode, pousser la
chansonnette sur une sorte de "Singstar" ou encore faire quelques pas
de danse sur un DDR. De nombreux tournois étaient organisés, et
certains stands, comme celui des Pokemon ou d'Ubisoft, étaient
réellement impressionnants avec les ballons géants qui trônaient
fièrement à leur sommet.
Mon intérêt s'est porté sur le stand de
go, où j'ai pu observer quelques
parties serrées entre joueurs expérimentés, tout en parlant avec l'un
des
responsables du stand, qui était très sympathique. Voici une série de
photos de Kultigame, et notamment une vue d'ensemble prise depuis
l'espace VIP.
Section "shopping"
C'est dimanche, jour de relâche, que j'ai pu me balader dans le
secteur le plus visité de la JE: le coin des boutiques. Entre les
peluches, les résines, les figurines, les posters et autres goodies, il
y en avait pour tous les types de budget! C'est toujours sympathique de
se me promener dans ce secteur, car il est possible, surtout pour qui
n'habite pas Paris, de dénicher des produits introuvables ailleurs que
dans notre belle capitale. J'en ai eu pour mon argent en m'offrant une
Aralé géante, qui s'est avérée particulièrement difficile à transporter
lors du voyage de retour.
Bonus
Il est bientôt temps de conclure ce compte-rendu... En guise de
grand final, j'ai choisi de vous parler de deux évènements qui m'ont
fortement impressionné durant mon séjour.
La One piece mania:
Cela
n'a sans doute pas échappé aux visiteurs, l'excellentissime shonen
d'Eichiro Oda était à l'honneur pour cette neuvième édition de la Japan
Expo. Affiches, cosplay, statues, peluches géants... Tout était fait
pour que le visiteur s'intéresse à cette série, sans doute parce que le
coffret DVD était disponible à la vente en avant-première. Il en
résulte une petite série de photographies assez sympathique!
Le catch:
C'est
un peu par hasard, alors que nous nous me baladions dans l'espace des
jeux-vidéos, que nous sommes arrivés au niveau du ring de catch,
attirés par l'immense et compacte foule de curieux agglutinée tout
autour des combattants. Décision fut prise avec mon collègue
manganewsien de poser un peu nos sacs et d'observer le show. Nous nous
sommes très vite pris au jeu, happés par les prouesse physiques des
lutteurs et les commentaires hilarants du commentateur! J'ai tout de
suite souhaité réaliser des photos du spectacle. Dans un premier temps
je n'osais pas me rapprocher, par peur de devoir m'excuser mille fois
et de jouer des coudes... Finalement, je pris mon courage à deux mains
et décidai de me glisser vers le ring... Je ne l'ai pas regretté! En
effet l'intensité est autrement plus grande lorsqu'on est proche des
catcheurs: on entend le bruit des coups, les râles de douleur (même si
c'est du chiqué)... et puis surtout on peut prendre de jolis clichés! A
un moment, je me suis même mis dans la peau d'un journaliste sportif,
en faisant un appel à une catcheuse qui se traînait sur le tapis...
Cette dernière a plus que joué le jeu en faisant un signe vers ma
direction, tout en simulant à la perfection l'agonie. De sacrées
actrices, ces catcheuses!
Je ne regrette que deux choses: être arrivé à la fin du match des hommes, et être parti avant la conclusion du match des femmes!
C'est
ainsi que s'achève ce dossier, comprenant 108 clichés. Ça tombe bien,
au Japon le chiffre 108 a une signification particulière: la veille du
nouvel an, les moines bouddhistes sonnent 108 fois la cloche du temple
pour délivrer les hommes de leurs impuretés. J'espère que la lecture de
ce compte-rendu fut agréable pour vous, comme le fut pour moi sa
rédaction. J'espère également qu'il permettra à tous ceux qui n'ont pas
pu y assister d'en profiter malgré tout. Je m'excuse par hasard pour
les éventuels oublis (je n'ai pas eu le temps de me balader dans le
coin fanzine et dans la section Azicult), tout en vous donnant
rendez-vous dans quelques mois pour la Chibi Japan Expo!
Je remercie Blacksheep pour ses comptes-rendus de la partie "Conférences".
Source: Manga News. |